Bar Brutus

Qui n’aime pas le bacon? Le bacon, c’est vrai, c’est bon au déjeuner. Mais c’est bon aussi dans la poutine, dans les pâtes, avec les asperges ou les choux de Bruxelles et même dans les desserts! Et ça, le restaurant-bar Brutus, sur Beaubien, l’a bien compris. Le bacon est l’ingrédient vedette de cet établissement, et son odeur attire de nombreux clients.

Le concept autour du bacon

Le copropriétaire du restaurant Brutus, Anthoni Jodoin, avait anticipé que son concept d’établissement attirerait un grand nombre d’adeptes. Selon Jodoin, il s’agissait d’un «choix logique» que de créer un menu qui soit composé, majoritairement, de bacon. «Ça n’existe pas à Montréal et tout le monde (presque) aime le bacon» a affirmé le copropriétaire.

Le resto-bar de quartier a ouvert ses portes en septembre dernier, à la Fête du Travail. Mais déjà plusieurs semaines avant l’ouverture, une publicité accrue était faite sur les réseaux sociaux. L’attention médiatique qui a précédé l’ouverture du bar a été bénéfique à la grande popularité que connait actuellement l’établissement. Jodoin affirme que cet achalandage est certes lié à la médiatisation de l’endroit ainsi qu’à une présence importante sur les réseaux sociaux, mais également parce que les propriétaires détiennent «un concept bien ficelé et [leur] équipe est composée d’opérateurs chevronnés.»

Depuis son ouverture, Brutus a ajouté plusieurs éléments à son menu, il a également tenu compte de l’avis et des commentaires de ses adeptes via Facebook. Désormais, l’établissement présente les parties de hockey et accepte les réservations. Toutes ces modifications semblent attirer encore plus la foule.

Anthoni Jodoin n’en est pas à son premier restaurant-bar. Brutus est le petit frère du Nacho Libre, également situé sur Beaubien et ouvert depuis maintenant 6 ans. Selon Jodoin, il s’agit  d’un «concept de niche» qui est «très apprécié de sa clientèle». Brutus aurait donc «été conçu dans le même ordre d’idées et aspire aussi à une telle longévité.»

Alors que tout semble rouler pour ce restaurant-bar situé dans Rosemont-Petite-Patrie, une question me brûle les lèvres. Est-ce seulement un feu de pailles? Comment le bar Brutus arrivera-t-il à se démarquer et à survivre au marché contingenté de l’industrie alimentaire à Montréal? Car on le sait, près de 70% des restaurants ferment leurs portes durant leurs 5 premières années de service selon les chiffres du Ministère de l’économie.

Je me suis donc permis de poser la question à Anthoni Jodoin. Selon lui, c’est réellement le concept autour du restaurant, ou sa baconisation, qui fait en sorte que ce dernier se démarque. Toujours selon le copropriétaire, il est essentiel, dans le domaine de la restauration, d’évoluer et de travailler fort afin de durer. Sa devise: «Where there’s a will, there’s a way!». Et, de la volonté, l’équipe de Brutus semble en avoir!


Mon expérience

Ça faisait longtemps que je voyais défiler des photos alléchantes de plats à base de bacon et des commentaires à propos du Brutus sur mon fil d’actualité Facebook. Et je dois l’avouer, j’ai succombé à la tentation et je suis allée m’empiffrer de bacon!

C’est une ambiance tamisée et feutrée qui m’attendait dans ce resto-bar. Un décor à cheval entre une taverne chic et un bar branché. J’ai pris place au comptoir, afin de vivre l’expérience jusqu’au bout, et j’ai consulté la carte.

Plusieurs cocktails créés par la maison y figurent. Il y en a pour tous les goûts, mais la tendance est au sucre! Et le concept du bacon est entièrement respecté, puisque quelques cocktails sont fait à base de vodka au bacon. Mais le goût est subtile, voire accessoire.

Le menu, quant à lui, accroche assurément le client: on reprend des classiques comme le Mac and cheese, la poutine ou encore la pizza pochette et on en propose une version plus funky. Pas d’option santé: que du gras!

Comme j’en étais à ma première expérience, j’ai voulu essayer les incontournables. Ainsi, j’ai d’abord goûté aux sushis bacon: poulet tempura, omelette japonaise, wakamé, purée de dattes. Une petite bouchée goûteuse qui, malgré ce qu’on pourrait croire, respecte l’essence du sushi traditionnel. Ensuite, j’ai poursuivi mon expérience en commandant des boules de Mac and cheese et bacon bits. Ces petites boules ne sont pas sans rappeler les arancinis ou les boules de risotto. Mon coup de cœur: la sauce tomate qui accompagne cette bouchée! Finalement, j’ai opté pour le grand vendeur de la maison: une poutine bacon et oignons avec une sauce au Jägermeister. La présentation est tape-à-l’œil: la poutine est servie dans une demi-bouteille de Jägermeister. La portion est généreuse et on ne lésine pas sur le bacon!

Je n’ai pas de mal à croire que ce genre d’endroit puisse plaire aux clients: il y a de l’ambiance, les prix ne sont pas excessifs, il y a des drinks originaux et il y a moyen de manger une bouchée ou de partager un plat sans devoir s’attabler de longues heures durant. Mais, reste à voir si, une fois l’euphorie de la nouveauté passée, la clientèle s’éteindra ou si elle restera fidèle à son précieux bacon.

Somme toute, ce restaurant-bar est la preuve même que, malgré la myriade de restaurants déjà ouverts à Montréal, il y a toujours place à de la nouveauté. Les clients sont avides de concepts originaux et ils aiment essayer des endroits différents. Et «la génération actuelle de restaurateurs est cultivée, motivée et ouverte d’esprit» a affirmé Anthoni Jodoin. Cela fait donc un beau duo restaurateurs-consommateurs, duo qui permet au paysage culinaire de Montréal d’être encore plus dynamique.


Brutus
1290 Rue Beaubien E, Montréal, QC H2S 1T9

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